Je suis le gamin à la planche sous le bras. Celui-qui rêve d' évasion quand il dévale le pavé. Celui qui est toujours dehors car c' est toujours mieux qu' ailleurs, le soleil sur la peau, quelque Gorillaz dans les oreilles. Le gosse agité mais sensible, un peu trop. Le gamin qui manque de père, repères. Celui qui a le plus grand sourire mais les yeux gris les plus tristes. Celui qui n' a plus l' envie pour travailler mais qui dessine, dessine. Alors, il retrouve les autres gamins, tagguent quelques murs pour que l' on oublie pas ces enfants perdus, s' enfilent quelques bières, fument beaucoup, re-font le monde, à leur façon. La seule en fait.



